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Delphine Priollaud-Stoclet

 

Présentation :  Delphine Priollaud-Stoclet, urban sketcheuse et carnettiste de voyage, a obtenu le prix Michel Renaud de l’écriture à Clermont-Ferrand en 2018. Elle est l’auteure de « Cité Sanpo, croquis en ville », second opus de la nouvelle collection « Petits carnets » chez Akinomé.

 Couverture du livre Cité Sanpo de Delphine Priollaud-Stoclet aux éditions Akinomé

Cité Sanpo, croquis en ville met l’accent sur les rues d’Asie, selon le ressenti sans concessions de l’auteure : Delphine Priollaud-Stoclet.

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  • Vous êtes – ce qui est rare dans le carnet de voyage – une plume dans les deux sens du terme : dessinatrice et écrivaine. Les deux font bon ménage en voyage ?

Écrire, dessiner, c’est observer le monde dans un même élan. Chaque instant dessine un motif à peindre et à écrire.

  • Vos dessins font la part belle à l’inachevé ; c’est à dessein ?

J’ai toujours préféré l’infini à l’achevé… Un dessin doit pouvoir se développer dans l’imaginaire du spectateur pour exister. À vouloir être parfait, il perd sa part de mystère, d’humanité. Il meurt.

  • « Je dessine ce que je vis, ce que je vois, dans l’instant présent et sans retouches », dites-vous ; le texte, lui, ne ressemble pas à un premier jet…

Si mon dessin s’ancre dans l’ici et maintenant, les mots ont besoin de souvenirs pour exister. J’aime les pétrir et les retourner dans tous les sens, jusqu’à entendre la mélodie la plus juste pour raconter cette mémoire de l’instant présent. Curieusement, cela prend du temps et demande de la distance. 

  • Une anecdote savoureuse de croqueuse de rue ?

Je dessinais à Little India à Singapour, devant une épicerie modeste. Le vendeur, un adolescent, s’approcha discrètement pour regarder. Il me dit ceci : « J’aimerais tellement voir ma rue avec vos yeux. » C’est le plus beau compliment qui m’a été fait.

  • Avez-vous un petit coin chéri en Asie ?

En Asie, je me sens moi et chez moi partout. Une ruelle improbable à Tokyo, les rives grouillantes de la Chao Praya à Bangkok. Au Ladakh, le Tso Moriri qui m’a fait pleurer de beauté.

 Couverture du livre Cité Sanpo de Delphine Priollaud-Stoclet aux éditions Akinomé

Cité Sanpo, croquis en ville met l’accent sur les rues d’Asie, selon le ressenti sans concessions de l’auteure : Delphine Priollaud-Stoclet.

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