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Stéphanie de Bussierre / Valérie Aboulker / Emmanuel Gazeau

Présentation : une géographe, une ilustratrice et un photographe réalisent un voyage en immersion dans la tribu des Huni Kuin, invités à l’occasion de leur festival culturel annuel. Une occasion de témoigner dans ces deux carnets de voyage de la rencontre exceptionnelle avec un peuple, ses traditions, son histoire, leur lien avec la nature et la forêt sacrée, des dangers qui les menacent.

 Couverture 3D du livre Amazonia de Stéphanie de Bussierre et Valérie Aboulker aux éditions Akinomé

Amazonia part à la rencontre de a tribu des Huni Kuin, au coeur de la forêt amazonienne et de leurs traditions ancestrales.

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 Couverture du livre Voyage en Amazonie de Stéphanie de Bussierre et Valérie Aboulker aux éditions Akinomé

Voyage en Amazonie avec Juma, 9 ans, qui part en vacances chez ses cousins d’Amazonie brésilienne. Premier carnet de voyage pour les enfants.

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  • Vos livres sont issus d’un voyage en immersion au sein de la tribu des Indiens Huni Kuin.

Oui, nous sommes partis en juillet 2018 tous les trois en Amazonie, dans le village de Igarapé do Caucho, au Sud Ouest de la région amazonienne. Nous étions au Brésil à quelques kilomètres de la frontière péruvienne, dans l’État de l’Acre.

  • Géographiquement, ce village est-il situé au cœur de la forêt primaire amazonienne ? Les Indiens ont-ils organisé leur vie en harmonie avec le vivant ?

La forêt primaire n’est pas loin mais il faut marcher quelques kilomètres. Nous étions quant à nous au bord de la rivière Muru, à 2 heures de bateau de Tarauaca. Les Indiens que nous avons rencontrés ne vivent que pour et par la forêt, en parfaite symbiose. En fait, cela va même plus loin : les Indiens considèrent qu’eux-mêmes et tout être vivant (flore et faune) sont au même niveau. Leurs croyances leur donnent ainsi les clés pour comprendre la nature et surtout pour la respecter et la protéger. L’ONU reconnaît aujourd’hui que ce sont eux les vrais gardiens de la forêt.

  • Un secteur préservé ou bien en passe de subir le développement et les orientations gouvernementales ? (infrastructures, prospections minières, élevages extensifs…)

La terre démarquée d’Igarapé do Caucho ne nous est pas apparue comme menacée. Mais avec les nouvelles orientations gouvernementales, tout peut changer très vite. En réalité, en face du village où nous habitions, sur l’autre rive nous pouvions apercevoir d’immenses pâturages entièrement déboisés et surtout couverts par un cheptel de bovins disséminé, en élevage extensif. Un vrai choc !

  • Un peuple qui a mis en place un règlement pour la protection de la forêt…et qui conserve ses connaissances ancestrales, liées aux plantes, à la nature, aux cycles de la vie, des saisons, au respect de la terre…

Les Huni Kuin considèrent que la Forêt est tout pour eux, à la fois pour construire leurs maisons, pour leur donner à manger, les soigner et pour prier. C’est une évidence lorsque l’on est avec eux. Et puis, en poussant un peu plus nos investigations, nous avons remarqué que certains hommes étaient en charge des plantations, ces agents agroforestiers font un travail remarquable pour préserver la biodiversité.

  • En quoi leur rapport à la nature est-il source d’inspiration et d’harmonie ?

Vous avez raison de parler d’harmonie. Nous pourrions ajouter « bienveillance » et « amour ». Tout au long de ce festival de danses, de musiques, d’artisanat nous avons été accueillis avec le sourire et beaucoup d’humanité. Cette fusion que l’on remarque chez ce peuple indigène avec les éléments naturels et leur souci de préserver la forêt devraient nous inspirer pour nous rapprocher de la nature et nous préoccuper en priorité de la crise environnementale qui touche la planète.

  • La forêt est une mère qui recèle des trésors alimentaires

La forêt de Joelma Leitaõ, notre guide sur place, et auteure du livre de cuisine sur les superaliments qui leur est consacré, fourmille de trésors. On a tous envie de voir et goûter au cacao, à l’acérola, à l’açaï. Voir ces aliments qui enrichissent nos plats pour booster notre santé (contre le vieillissement, le manque d’énergie, le cholestérol, le surpoids…) dans leur environnement naturel nous les rend plus proches : on pourrait même dire qu’ils deviennent plus familiers, voire essentiels.

  • Mais déforestation ?

Oui, comme dit précédemment, la rive opposée du village n’était qu’un grand champ totalement vide d’arbre, de même que la route BR364 que nous avons empruntée depuis Rio Branco pour arriver à Tarauaca.

  • Solution avec l’agroforesterie chère au botaniste Francis Hallé.

Comme c’est indiqué dans notre livre, l’agroforesterie est « la » solution. Car il faut entretenir les plantations, replanter, faire le tri, nettoyer. Cette solution est parfaitement mise en pratique dans l’Acre, où tous les agents agroforestiers sont regroupés et formés. Ils travaillent main dans la main avec les chefs de village (le cacique) ainsi que les pajés (chamanes).

  • Une maison d’édition ancrée dans ces cultures d’ailleurs et le respect de l’environnement.

Akinomé est née il y a presque 5 ans maintenant, et l’ADN de la maison se perçoit mieux maintenant. L’intention de la fondatrice a toujours été de proposer des carnets de voyage engagés. Que ce soit la Chine ou Angkor, de Simon, ou l’Amazonie, les sujets abordés permettent aux lecteurs de voyager, certes, mais en se posant toujours les bonnes questions.

 Couverture 3D du livre Amazonia de Stéphanie de Bussierre et Valérie Aboulker aux éditions Akinomé

Amazonia part à la rencontre de a tribu des Huni Kuin, au coeur de la forêt amazonienne et de leurs traditions ancestrales.

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 Couverture du livre Voyage en Amazonie de Stéphanie de Bussierre et Valérie Aboulker aux éditions Akinomé

Voyage en Amazonie avec Juma, 9 ans, qui part en vacances chez ses cousins d’Amazonie brésilienne. Premier carnet de voyage pour les enfants.

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